"Lorsque nos relations sont perturbées, notre physiologie se dégrade, et nous ressentons cela comme une douleur. c'est une douleur affective, mais une douleur tout de même, souvent plus intense, d'ailleurs, que la souffrance physique. Cette clé de notre cerveau émotionnel ne dépend pas uniquement de notre partenaire. Elle dépend de la qualité de nos relations affectives. Avec nos enfants, nos parents, nos frères, nos sœurs, nos amis, nos animaux. Car l'important, c'est le sentiment de pouvoir être soi-même, complètement avec quelqu'un d'autre. De pouvoir se montrer faible,et vulnérable autant que fort et radieux. De pouvoir rire mais aussi pleurer. De se sentir compris dans ses émotions. De se sentir utile et important pour quelqu'un. Et d'avoir un minimum de contacts physiques chaleureux. D'être aimé, tout simplement. Comme toutes le plantes qui se tournent vers la lumière du soleil, nous avons besoin de la lumière de l'amour et de l'amitié. Sans elle, nous sombrons dans l'anxiété et la dépression. Hélas, dans notre société, des forces centrifuges sont constamment à l'oeuvre pour nous séparer les uns , les autres. Et quand elles ne nous séparent pas, elle nous invitent souvent à vivre dans la violence des mots plutôt que dans l'affection. Pour gérer au mieux notre physiologie, il nous faut apprendre à gérer au mieux tous nos rapports avec autrui."
Extrait du livre de David Servan Schreiber "Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse.