Je n'ai pas les mots pour expliquer l'émotion que m'anime. Je n'aurais jamais cru que ce que je disais à l'une des résidentes vendredi matin, lors de la revue de presse, serait au plus près de la réalité le soir même.
La une d'un journal affichait un gros titre "les français ont peur du terrorisme"! Il fallait que je réexplique ce qui s'était passé, quasi mois par mois, lors des évènements, moment de terreur, vécus depuis 2012 et celui marquant de janvier 2015 avec Charlie et celui du super Kacher.
Une dame me disait: "heureusement nous ne sommes plus en guerre!!! (souvenirs encore présents en ces personnes qui l'ont connue).
Je lui répondais que SI!!!! Notre ennemi n'a pas de visage et nous vivons une guerre fantôme....
Lors de cet état de guerre , ce Vendredi 13 novembre, ça aurait pu être des copains, des amis, des connaissances ou moi-même à la terrasse d'un bar , dans un resto ou à un concert dans Paris et être la CIBLE de ces fanatiques. Je me sens comme une de ces personnes qui aurait pu mourir quand on fréquente Paris!!
Autour de moi , je m'aperçois, dans mes échanges avec ceux qui m'entourent, qu'ils connaissent quelqu'un qui a perdu un cousin, un ami, un collègue...
Mon coeur est gros, ma peine et ma colère vifs...
Toutes mes pensées vont vers ceux qui sont tombés, leurs familles et amis.