Quand je projette mon amour sur une forme, un être, une chose, je fais de lui quelque chose de limité, de saisissable, et de périssable. Je rends mon amour dépendant de l'objet de mon amour.
Quand je confonds ce par quoi mon cœur s'ouvre à cet instant, avec l'ouverture de mon cœur, je donne aux conditions extérieures un pouvoir qui n'est que le mien. Je rends mon amour conditionnel et réduit à peu de choses.
Quand je ne confonds plus mon amour avec l'objet de mon amour, je n'exige plus de celui-ci qu'il soit ma source de plénitude. Je peux l'aimer tel qu'il est, et le laisser libre d'être ce qu'il est.
Quand mon cœur est ouvert à ce qui est, ce que je goûte de si doux, c'est l'amour que je suis, et non la situation où je suis. Je suis l'espace embrassant la situation. Je suis la plénitude de la situation.
Anandi